À propos

Pascale Toussaint

Pascale Toussaint

est née à Bruxelles. Elle est romaniste et formée aux métiers du livre. Avec son mari et ses deux enfants, elle vit à la « Luzerne », où vécurent avant eux Louis Scutenaire et Irène Hamoir.

 

Après deux années de travail au Maroc, elle poursuit à Bruxelles, avec un étonnement toujours neuf depuis plus de vingt-cinq ans, l'enseignement de la littérature. Le plaisir et l’intérêt que la littérature belge suscite chez les jeunes, la fierté qu’ils ont de s’y reconnaître, lui ont donné l’envie de rédiger une anthologie thématique qui réponde à l’attente du plus grand nombre et donne surtout une plus large diffusion à Cinquante écrivains belges.

 

Aperçus

J’habite la maison de Louis Scutenaire

Olivier Weyrich, collection Plumes du coq.

Septembre 2013

Un poème à vingt francs

Roman

Zellige, collection Vents du Nord

Février 2015

 

 

 

 

C'est trop beau ! trop !

Cinquante écrivains belges

Anthologie thématique

Samsa, éditions

Juin 2015

Louis Scutenaire est un de nos grands écrivains surréalistes belges. Ses amis, René Magritte, d’origine picarde comme lui, Paul Nougé, Marcel Mariën et beaucoup d’autres, étaient des familiers de la  Luzerne.

Bien plus qu’une nouvelle biographie du poète, le roman ouvre un dialogue à travers le temps entre les occupants successifs de la maison schaerbeekoise.

On y découvre tour à tour la tendresse abrupte, l’impertinence débonnaire d’un personnage hors du commun et la complicité discrète dont l’auteure entoure l’évocation alternée de deux quotidiens entremêlés.

 

Lecture d'un extrait: www.sonalitte.be/index.php?id=65

Quelle chierie ! Et quels monstres d’innocence ces paysans... Pas un livre, pas un cabaret à portée de moi… Quelle horreur que cette campagne…

 

Comme Rimbaud, Marcel a fui l’Ardenne. Et comme lui, il a aussitôt regretté l’odeur du laitage dans l’air du soir ou celle de l’étable, pleine de fumier chaud... Il vient de mourir. Il avait quatre-vingt-huit ans. Il aimait Agathe, la mer, le vin et les livres. Sa fille se souvient que, petite, il l’a payée vingt francs pour dire un poème.

 

— Ça y est, papa, je connais. Tu me donnes mes sous ?

— Récite-le-moi d’abord.

 

Drôle de contrat. Un simple poème peut-il nourrir un destin ? Il semble que oui et c’est la trace que suit l’auteure. Amoureux l’un et l’autre du « poème à vingt francs », père et fille deviennent le symbole de ce qu’une génération peut transmettre à la suivante. Leurs vies sont ancrées dans celle du vingtième siècle et au fil des ans et des événements – les rafles de 1942, l’Expo 58, les grèves de l’hiver 60, mai 68... – une galerie de personnages traverse leur histoire et l’Histoire.

 

Attachants et burlesques, pathétiques et généreux, nous les avons croisés,ils nous croisent tous les jours, en Belgique et même jusqu’au Maroc.

Avec l’élégance de style qu’on lui a déjà reconnue, l’auteure nous offre ici, dans un registre intimiste tantôt drôle, tantôt grave, le quotidien de Belges qui invitent chez eux la poésie.

 

“Un hommage à la littérature, et à la poésie...”

 

 

Bibliographie

« C’est trop beau ! trop ! » écrivait Rimbaud dans Bruxelles, en juillet 1872 : « plates-bandes d’amarantes », « banc vert » et «diables bleus »… La Belgique plaît ! Diables bleus ou diables rouges, elle a tout pour plaire… Et pourtant la Belgique semble être un des seuls pays au monde qui boude sa littérature ! Même si, comme on l’a dit, « un écrivain sur deux est belge ». Et si l’on en croit Léopold Sédar Senghor, « la Belgique est le pays au monde qui compte le plus de poètes au kilomètre carré. » Il y a donc de quoi être fier ! Laissez-vous raconter Cinquante écrivains belges… Enfants de nos deux langues et de nos deux cultures, germanique et latine, « les pieds sur terre et la tête dans les nuages ». Tiraillés entre amour et rejet du pays. Ballottés entre soif d’émancipation et nécessité de reconnaissance par la France et la francophonie. Écartelés entre crainte de faire des « fautes » et désir de perfection langagière, jusqu’à « fransquillonner ». Cette anthologie thématique se veut avant tout originale. Notre approche des écrivains est subjective et nous croyons que c’est ce qui marque sa différence. Par ailleurs, les textes sont scandés d’illustrations et de références picturales, musicales et cinématographiques qui ouvriront à d’autres spécificités de notre culture belge. Enfin, pour les enseignants, un cahier pédagogique est disponible gracieusement sur simple demande.

 

« Une vraie lectrice ! » (Pierre Mertens)

Commentaires - critiques

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