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Un Poème à vingt francs

Pascale Toussaint

Critiques et interviews

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C'est trop beau ! trop !

Une émission sur Radio Midi-Pyrennées

Commencer à 2, 49 min.

J’habite la maison de Louis Scutenaire

Le Carnet et les Instants, Séverine Radoux

 

L’ouvrage de Pascale Toussaint est une anthologie thématique qui met en valeur cinquante écrivains belges. Face à un marché qui possède déjà quelques anthologies de littérature belge de qualité, on est en droit de se poser la question de l’intérêt d’un nouveau recueil de ce type. C’est guidée par cette question que je me suis plongée dans C’est trop beau ! trop ! afin de vous livrer ses lignes de force…

 

Après avoir laissé la parole à Jean Louvet dans la préface, l’auteure nous livre les grandes lignes de l’histoire de la Belgique avant de nous proposer dix thèmes de son choix, représentés par des auteurs dont nous pouvons lire une brève biographie et quelques extraits de leurs textes. (...) Ce qui démarque cette anthologie des autres est la casquette d’enseignante de Pascale Toussaint que l’on ressent à travers les choix effectués. Le titre nous donne déjà le ton : « C’est trop beau ! trop ! » est une phrase écrite par Rimbaud lorsqu’il découvrit Bruxelles. L’auteure espérerait-elle que ses élèves, à qui elle dédicace ce livre, lui lancent ce même cri du cœur à la lecture des extraits ?

 

Cette anthologie est plaisante à lire car nous ne sommes pas face au nouveau « Lagarde & Michard » de la littérature belge. Pascale Toussaint a en effet l’intelligence de ne pas tomber dans le piège de nous assommer de détails sans grand intérêt pour comprendre l’âme belge. Car c’est de cela qu’il est question. De l’histoire de Belgique, nous n’aurons un rappel que des événements qui serviront la compréhension des textes du recueil. Des auteurs sélectionnés, nous accéderons uniquement aux piliers qui ont fait ce qu’ils ont été ou sont (leurs parents, l’atmosphère de leur enfance, leur formation, leur carrière et les genres auxquels ils se sont essayés) et surtout, leur positionnement par rapport à leur identité belge. Tantôt déniée jusqu’à l’abrogation, tantôt revendiquée comme un étendard, parfois assumée selon certaines nuances, l’âme belge ne laisse aucun auteur indifférent. Ainsi, pour Rodenbach, « [q]uant à faire de la littérature en Belgique, m’est avis que c’est inutile et impossible ».

 

Là où on sent également l’empreinte pédagogique de l’auteure, c’est quand elle rapproche des textes d’auteurs belges de ceux du patrimoine classique (Verlaine, Zola, Prévert, Brecht,…) ou quand elle renvoie à quelques films récents pour pousser à approfondir la réflexion (par exemple, le réalisme de Constant Malva est comparé à celui des frères Dardenne, La salle des profs de Liliane Wouters est rapprochée du film Entre les murs de Laurent Cantet). On peut même lire parfois une petite explication éclairante pour les lecteurs dont l’esprit critique n’est pas encore assez aiguisé : « [en parlant d’Une paix royale de Pierre Mertens] Il y serait porté atteinte à l’honneur de la famille royale. Deux passages sont soumis à la censure […] Cet événement est grave à double titre : on dénie à l’écrivain à la fois sa liberté de créer et sa position d’intellectuel engagé. »

 

Pascale Toussaint propose une très brève analyse de chaque extrait, généralement centrée sur un élément intéressant du texte présenté. Elle nous laisse là un goût de trop peu, les limites de ses analyses n’étant pas clairement explicitées. Par contre, elle se rattrape dans le dossier pédagogique proposé avec l’anthologie (on peut l’obtenir assez rapidement en format électronique sur simple demande), où une série de questions sur la forme, le contenu sont évoquées, mais aussi des questions transversales (par exemple, s’interroger sur la condition des femmes aux XIXe et XXe siècles). Des exercices intéressants de lecture, d’écriture et de recherche documentaire (analyser des films, visiter des musées, créer des collages,…) sont également proposés et tout cela, dans le respect des nouveaux programmes de l’enseignement du français. Les enseignants y trouveront des idées très chouettes pour créer de belles leçons pleines de sens afin de susciter la naissance d’esprits éclairés !

 

Par ailleurs, chaque extrait présenté dans le recueil est mis en lien avec une œuvre artistique belge, généralement une peinture. Une initiative intéressante, mais légèrement frustrante car les illustrations sont reproduites en noir et blanc et dans un format très petit, ce qui nous laisse peu de place pour « sentir » l’écho entre l’extrait et la figuration picturale.

 

Nous avons également l’occasion de lire des anecdotes savoureuses qui nous font entrevoir qui étaient les auteurs de notre patrimoine. Ainsi, nous apprenons que Simenon a eu 27 pseudonymes, que Nougé a déménagé 36 fois, que Pelléas et Mélisande comporte 489 points de suspension et 232 points d’exclamation et que Gaston Compère a participé à l’émission télévisée littéraire Apostrophes de Bernard Pivot.

 

L’originalité de cette anthologie réside dans la passion contagieuse de l’auteure, qui se veut davantage « complice de cette histoire qu[e] de l’Histoire ».

 

Tout cela veut témoigner de l’originalité de la littérature belge et rappeler la nécessité de la distinguer de la littérature française. Nous vous invitons à lire les Belges, classiques et contemporains. Notre littérature a et aura encore beaucoup à nous donner.

 

On retrouve aussi cette ardeur dans la citation de Pierre Mertens qui ouvre le recueil :

 

Je m’en remets à la lecture pour nous sauver.

 

Le droit à la littérature est un droit de l’homme

 

La Libre Belgique

En bref

 

J’habite la maison de Louis Scutenaire

 

Etiqueté "roman" (là où nous voyons plutôt un récit), "J’habite la maison de Louis Scutenaire" est dû à la Bruxelloise Pascale Toussaint, qui enseigne la littérature depuis vingt-cinq ans dans notre capitale. Avec son mari et ses deux enfants, elle vit à la "Luzerne", maison qu’elle a acquise, située dans la rue du même nom à Schaerbeek, qu’habitèrent durant des décennies l’écrivain surréaliste et son épouse Irène Hamoir (alias Lorrie, alias Irine) qui comptaient parmi les rares amis intimes de René Magritte et de sa femme Georgette (Berger), eux-mêmes Scharbeekois d’adoption. Admiré - voire vénéré - par les fins lettrés pour ses aphorismes réunis dans "Mes Inscriptions" (dont le premier recueil parut chez Gallimard en 1945, appuyé par Paul Eluard), Louis Scutenaire (Ollignies, 29 juin 1905 - Schaerbeek, 15 août 1987, à qui en 1991 Raoul Vaneigem consacra un essai dans la mythique collection "Poètes d’aujourd’hui" chez Seghers) reste inconnu du grand public, ce que déplora Frédéric Dard (alias San-Antonio) dans "Poison d’avril ou la vie sexuelle de Lili Pute" : "La meilleure histoire belge, je vais te la dire, c’est la plus terrifiante de toutes : Il est une fois Scutenaire et les Belges n’en savent rien. Et les Français non plus […] Il dit tout, mais par brèves giclées". Par ce livre vivant et vrai, écrit avec tendresse et alacrité, Pascale Toussaint a voulu ouvrir "un dialogue à travers le temps entre les occupants successifs de la Luzerne". Les nombreux passages en italiques évoquent le casanier Scutenaire (un provocateur qui resta impénitent stalinien…) et ses "coreligionnaires" surréalistes - très souvent frères ennemis - en s’appuyant sur les souvenirs de spécialistes belges de ce mouvement capital du XXe siècle, au premier rang desquels figure Christian Bussy; les remerciements de l’auteur s’adressent aussi, entre autres, à Xavier Canonne. (Fr.M.)

 

Francis Matthys - le 2 setembre 2013

 

 

LA REVUE GENERALE, OCTOBRE 2013

Que voici un roman – nous dirions plutôt un récit, voire une sorte de biographie non pas romancée, mais si fantaisiste et imaginative qu’elle se lit, en effet, comme un roman –, bien agréable à lire ! L’auteur, Pascale Toussaint, romaniste et qui, depuis 25 ans, enseigne la littérature dans une école bruxelloise – ceci expliquant en partie sans doute cela –, a eu un coup de foudre pour la « Luzerne », la maison à Schaerbeek qu’occupèrent durant des années l’écrivain surréaliste Louis Scutenaire et sa femme, et où elle emménagea à son tour avec mari (séduit lui aussi) et enfants. Et voilà les heureuses circonstances dans lesquelles peut naitre l’idée d’un ‘roman’ où se mêleront allègrement et sur un ton qui les rend très proches les uns des autres, les successifs habitants littéraires de « La Luzerne », Scutenaire en tête, bien entendu ! D’emblée, pour annoncer la couleur, un extrait de Poisson d’avril ou la vie sexuelle de Lili Pute, de Frédéric Dard : La meilleure histoire belge, je vais te la dire, c’est la plus terrifiante de toutes : « Il est une fois Scutenaire et les Belges n’en savent rien. ». Et les Français non plus. (…) Il dit tout, mais par brèves giclées, Scut. Desdites giclées, le lecteur sera éclaboussé en tête de chaque chapitre, les titres de ceux-ci reprenant l’une des Inscriptions (Gallimard, 1945) de Louis Scutenaire (Préfère une injure qui délie à une louange qui enchaine. Regarder la réalité en farce. Il ne faut pas jouer avec l’argent, c’est sale. …) Tout au long du livre alterneront ensuite les passages dus à la plume pleine d’esprit et à la poétique imagination de Pascale Toussaint et, reprises en italiques, les évocations de Louis Scutenaire et de ses amis surréalistes, Magritte en tête…, par des spécialistes belges du surréalisme, Christian Bussy principalement.

Je voudrais vivre assez vieux pour savoir ce que je deviendrai. (Inscriptions). C’est tout vu : magnifiquement ressuscité le Scut ! grâce à celle qui aujourd’hui habite la maison de Louis Scutenaire et peut-être aussi, qui sait ? grâce à une nouvelle publication des Inscriptions par un éditeur incité et séduit, lui aussi, après lecture du chatoyant et savoureux roman de Pascale Toussaint !

France Bastia

 

AREAW

Association Royale des Ecrivains et Artistes de Wallonie

sept 13

COMPTES-RENDUS

 

L’auteur, professeur de français à Bruxelles, a eu le grand bonheur d’acheter la demeure où vécut le couple Scutenaire-Hamoir, rue de la Luzerne, à Schaerbeek, juste en face de la Maison de Santé Titeca. Que l’on se rassure ! ce n’est pas une histoire de fous qu’elle va nous raconter mais une sorte de roman à double fond : la vie quotidienne d’un de nos auteurs les plus caustiques et celle, plus sérieuse et plus studieuse surtout, d’une petite famille, toute fière d’habiter dans les murs où le poète surréaliste imagina tant d’inscriptions saugrenues. Jean (Louis pour la « gloire » de porter un prénom de petit pauvre de campagne), Jean Scutenaire est bien connu, non seulement pour avoir édité -chez Gallimard s’il-vous-plaît ! – ses fameux paradoxes et calembours que reprend Pascale Toussaint comme titres de ses chapitres, mais aussi et surtout pour avoir fréquenté la bande à Magritte, celle de Breton également mais moins souvent, et participé à la formidable révolution surréaliste que réussit, à sa manière, à la belge, sans tambour ni trompettes, cette drôle de compagnie d’artistes, de penseurs, de poètes et de joyeux mécènes.

 

C’est très plaisamment écrit à deux mains : l’une, en italique, nous fait revivre l’intimité du couple et comprendre d’où sont nées ces surprenantes Inscriptions très politiquement incorrectes ; l’autre nous fait partager les découvertes, les engouements, les fantaisies de madame le professeur de Lettres et de son mari qui réinventent à leur façon l’humour de ce pantouflard de génie que fut le Scut, tout en le faisant apparaître quelques fois, à la manière d’un personnage de Magritte, sur le trottoir, devant la boîte aux lettres, un billet à la main, ou sur un nuage en forme de tourterelle …

 

Regarder la réalité en farce ? Indispensable, quand on fréquente un tel bonhomme. Mais la farce ici est émouvante et l’imaginaire est si bien réalisé qu’on s’y croirait, à écouter et regarder vivre dangereusement au coin du feu ce grand bavard silencieux que fut le con (mais non ! le compagnon…) d’Irène. Pas celle qui fit fantasmer ce polisson d’Apollinaire… Mais bien cette Irène (Irine, Lorrie…) grâce à qui notre bon méchant Scut a pu vivre si paresseusement de sa plume infatigable…

 

Michel Ducobu

 

 

 

Espace Livres

 

En plus d’une plaque commémorative (qui se trouve accrochée à la façade de sa maison), Louis Scutenaire peut se féliciter de cet hommage on ne peut plus original que lui rend Pascale Toussaint. Le roman qu’elle consacre au surréaliste belge, ami de Magritte, auteur des "Inscriptions" et doux rêveur aussi paresseux que casanier, est tout simplement formidable. Prenant argument de l’achat de la maison qu’occupa Scutenaire pendant (presque) toute sa vie et de son installation "à la Luzerne" (du nom de la rue où elle se trouve à Schaerbeek) avec son mari le peintre et écrivain Jacques Richard, Pascale Toussaint évoque le couple Scutenaire-Hamoir. Elle alterne des épisodes de la vie du surréaliste avec les différentes étapes de son installation dans la demeure hantée encore, dirait-on, par le fantôme de Scut...

Sans doute a-t-il soufflé à l’oreille de Pascale Toussaint cette stimulante initiative : écrire sous forme de roman une originale et formidable évocation de l’écrivain surréaliste. Originaire d’Ollignies en Hainaut, il habita presque toute sa vie, rue de la Luzerne à Schaerbeek...dans une maison que Pascale Toussaint et son mari, achetèrent en vente publique il y a une quinzaine d’années...

 

Les éditions Weyrich, (et en particulier la collection "Plumes du coq" placée sous la direction éditoriale de Christian Libens et Alain Bertrand), démontrent une fois de plus qu’elles s’inscrivent de plan pied dans le paysage éditorial littéraire francophone. Nous avions déjà évoqué plusieurs de leurs récentes publications et initiatives éditoriales comme la collection "La Traversée".

 

Edmond Morrel, dans la maison de Scutenaire, le 8 octobre 2013

Au micro d'Edmond Morel:

http://www.espace-livres.be/J-habite-la-maison-de-Louis#accueil

 

 

 

 

En marche (Mutualité chrétienne)

Dans les livres (3 octobre 2013)

 

“On n’invente pas, on se retrouve”

 

Quatre auteurs belges nous font voyager ici et ailleurs, font de nous, leurs lecteurs, les témoins de rencontres humaines et littéraires, nous proposent d’explorer le monde proche, le monde lointain et le monde enfoui au plus profond de nous-mêmes.

 

Un couple, un jour, achète une maison en vente publique. Rue de la Luzerne 20, à Schaerbeek. “La belle maison”, dira leur petit garçon. “Pas n’importe quelle maison…”, a précisé le notaire. Il s’agit en effet de la maison qu’ont habitée, des années durant, l’écrivain Louis Scutenaire et sa compagne de toute une vie, sa femme, Irène Hamoir.

 

C’est avec émotion que Pascale Toussaint, professeure de français, passionnée de littérature belge et fervente admiratrice de l’écrivain, découvre et prend possession de ces lieux. Elle décrit les pièces et leur disposition, les murs criblés de trous des clous où étaient suspendues les œuvres de Magritte, grand ami du couple…

 

C’est dans cette maison où Scutenaire a écrit et peint que l’auteure rédige J’habite la maison du Louis Scutenaire, empruntant aux ‘inscriptions’ de son prédécesseur les titres des chapitres. Ceux-ci font alterner les évocations de la vie du célèbre couple et celles de la famille qui occupe les lieux aujourd’hui. Cela donne un livre original, ni essai, ni roman –même si c’est ainsi que l’éditeur le présente – et peu académique, ce qu’aurait apprécié l’auteur surréaliste. “On n’invente peut-être pas, on retrouve. L’inspiration, c’est peut-être la mémoire”, avait écrit Scutenaire. Pascale Toussaint a placé cette phrase en exergue de ce premier livre et cela en définit bien la démarche et le ton.

 

ANNE-MARIE PIRARD

 

Blog de Françoise Chatelain (inspectrice de français):

La narratrice de ce récit ressemble fort à son auteure : elle nous raconte comment elle a acheté une nouvelle maison, l’a rafraîchie, s’y est installée avec sa famille et y vit. Quoi de plus banal me direz-vous ? Certes mais ce serait déjà une histoire bien suffisante pour nombre d’écrivains …

Dans le cas qui nous occupe, il n’y pas que cette histoire d’emménagement ; le lieu importe car ce n’est pas n’importe quelle petite maison d’une rue bruxelloise, non, c’est l’ancien logis de Louis Scutenaire qui y vécut de longues années avec sa femme, la poétesse Irène Hamoir.

 

Louis Scutenaire, « Scut » pour ses amis Magritte, Nougé et les autres, fit de cette maison schaerbeeckoise de la rue de la Luzerne, un des terrains d’expérimentation pour les surréalistes bruxellois qui, loin de Paris et des oukases de Breton, avaient mis le jeu au cœur de leur mouvement. Ils jouèrent donc, firent des photos (on retiendra en particulier la série de Nougé La Subversion des images qu’on peut voir au Musée de la Photographie de Charleroi ), filmèrent…

 

 

Pascale Toussaint est professeure de français et écrivaine. Avec l’aide de spécialistes du surréalisme belge qui ont connu Scutenaire, comme Christian Bussy ou Xavier Canonne par exemple, elle reconstitue le quotidien de la petite bande, entrelaçant avec bonheur passages de récit et citations qui accompagnent des instants de sa propre vie familiale dans cette maison, chargée de souvenirs et où survivent bien des fantômes qui partagent sans scrupule le quotidien de l’auteure.

 

Le livre se lit vraiement comme un roman, on y découvre une foule de détails insoupçonnés, des extraits du recueil de Scutenaire Mes Inscriptions… - à la manière surréaliste, chaque titre de chapitre est d’ailleurs une citation et je ne résiste pas au plaisir de vous en proposer une qui me paraît tout à fait de circonstance par les temps qui courent :

 

« Il est regrettable pour l’éducation de la jeunesse que les souvenirs sur la guerre soient toujours écrits par des gens que la guerre n’a pas tués. »

 

C’est une magnifique découverte accessible à tous les âges et pas seulement aux spécialistes ! J’en profite pour rendre hommage à la collection « Plumes du coq » des éditions Weyrich et à ses co-directeurs, Christian Libens et Alain Bertrand récemment décédé, qui ont eu la bonne idée de nous la donner à lire !

Pascale Toussaint se propose de partager ses découvertes dans les classes des professeurs qui le souhaitent, avec l’aide de l’opération « Écrivains en classe »; on peut la contacter via son site : http://pascaletoussaint.be/index.html

 

La Première: au micro de Nicole Debarre:

http://www.rtbf.be/radio/podcast/player?id=1892470&channel=lapremiere

 

A Télé Bruxelles :

www.telebruxelles.net/.../28393-m-14112013

 

Notele (Tournai):

http://www.notele.be/index2.php?option=com_content&task=emailform&id=27918&itemid=31

Avis des lecteurs

J’habite la maison de Louis Scutenaire

Quelle légèreté ! Quel douceur dans le propos, et quelle justesse ! Comme la vie peut paraître simple quand on habite la maison de Scutenaire ! Comme on est loin des logorhées des surréalistes de Paris. Je pensais connaître Scutenaire, mais il m'est devenu un familier, j'oserais dire un ami, c'est comme si j'avais été boire une trappiste chez lui cet après-midi.

 

Ah ! Ce livre, si on n'en parle pas, c'est que les critiques sont définitivement des adeptes du copier-coller ! J'ai pensé au début au livre Bohêmes de Dan Franck, tant c'est bien documenté, mais c'est beaucoup mieux, on ne sent jamais l'érudition, en revanche, on a envie d'aller s'imprégner d'un peu d'odeur de tabac au 20 rue de la Luzerne… Et je découvre que Frédéric Dard avait tout compris, au fond, j'aurais dû m'en douter.

 

Alain Dantinne, 1e septembre 2013

 

 

 

Pour un coup d'essai ! Voilà qui promet, espérons-le, une longue série de réjouissances littéraires.

L'auteure est largement à la hauteur de son sujet : Louis Scutenaire et ses Inscriptions, un homme entier et complexe, une oeuvre raffinée et sans concessions. Une mine de renseignements parfois neufs et toujours rigoureux. Une évocation retenue, amusée, complice du quotidien d'un amoureux perpétuel et d'un casanier de génie. Une écriture sans apprêt qui atteint d'amblée à la simplicité des grands et ne démérite jamais de l'ancien occupant de la "Luzerne". Ça se lit comme un roman policier, une solide culture et une exigence sans faille en plus. Mieux que de la belle ouvrage, un vrai talent.

 

"510220", 13 septembre 2013

 

Votre livre est charmant et c’est une réussite. Par petites touches, vous avez rendu la magie simple du numéro vingt.

Jean, Louis Scut, l’aurait apprécié, j’en suis sûr.

Un nombre incalculable de fois, j’y suis rentré, une sorte de havre.

 

Christian Bussy, 14 septembre 2013

 

Le professeur a revêtu le costume d'écrivain ...pour le plus grand plaisir de ses lecteurs !!

Une écriture vive, légère , épurée ... La phrase avance, voltige . On ne s'appesantit pas.

La structure du récit qui se partage en 2 versants est judicieuse , bien équilibrée. Il fourmille

de détails intéressants , parfois pittoresques , toujours inédits sur les surréalistes belges,

le cercle rapproché des Scutenaire.

Et donc une réussite , tant sur le fond que sur la forme.

En plus , le livre est plaisant à tenir en mains, il est bien proportionné. On a tout de suite envie de le feuilleter avant d'entamer sa lecture.

Un regret tout personnel : J'aurais apprécié que le récit donne plus d'espace aux "habitants actuels"de la Luzerne.

Nadine d'Arian

Un poème à vingt francs

Un mot me vient immédiatement à la lecture de ton livre: "épatant"!

C'est une superbe marqueterie qui aurait pu constituer un roman d'initiation mais qui, de façon plus singulière, pointe quelques moments privilégiés…

De la toute belle ouvrage !

 

Pierre Mertens 13 mars 2015

 

 

 

Ton roman m’a fort touché.

Je t’ai accompagnée au fil des pages, de ma naissance (j’avais déjà dix mois quand Marcel attrapait le train de quinze heures trente-deux) au seuil de la vieillesse (je viens de prendre ma retraite lorsque tu décides de publier).

Grâces à ces petits détails qui font ressurgir du plus profond de nous-mêmes des sensations, des images, des souvenirs, on revit le temps passé.

La DS, le paquet de Belga, la « Belgique joyeuse », la Loi Unique, la grenadine au goût de métal, la Vache qui rit, le rollmops mayonnaise, la boîte de corned-beef, le pain perdu, le passage d’une trottinette, la voix de Monsieur Météo, la bande annonce de Thierry la Fronde et la musique de Mon Oncle de Jacques Tati réapparaissent comme par miracle. C’est la fête de la synesthésie à faire saliver Marcel Proust en personne.

Les événements se succèdent de l’expo 58 en passant par mai 68.

Voilà le Bon Marché que l’on avait oublié. Les flammes de l’Innovation non évoquées nous viennent quand même à l’esprit.

Un petit tour à la Mer du Nord s’imposait avec ses odeurs contrastées et envahissantes.

On redécouvre la mentalité « belgicaine » et l’on revoit des femmes en tailleur serrées à la taille et dominées par les hommes.

Et puis l’Afrique du Nord. Pays qui faisait « grandir l’âme ». Ma famille y vivait, seuls Européens d’Adjim. Je me revois, enfant, jouant avec le petit Ahmed sur les mêmes petites photos en noir et blanc aux bords dentelés évoquées dans ton roman. A l’époque, pas besoin d’entourer les bouteilles de vin dans du papier journal, Le douanier était encore Français. Sous Bourguiba : « Vive le Mornag libre! » La mode faux-cul s’est imposée ensuite.

Mais l’attitude des rares touristes déjà nous navrait.

Quand je parle de moi, je parle de vous, disait Victor Hugo.

La bouleversante mort du père fait renaître celle que l’on a vécue.

J’ai évidemment été sensible à tes subtiles et humoristiques allusions au métier d’enseignant comme à la judicieuse présence des textes rimbaldiens.

Un délice cette hypallage : « dans son peignoir ensommeillé » !

« Un poème à vingt francs » me semble être un roman-miroir qui incitera le lecteur à méditer non seulement sur son parcours personnel, mais aussi sur la vie de ses proches.

Et ce n’est pas un petit mérite.

 

« Un avis de quatre sous » de Constantin Catsaras

 

 

 

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